Le voyage initiatique d’un jeune musicien.

Je m’appelle Todd-art Rivens. Je suis guadeloupéen et fier de mes racines.

Un voyage pour la musique commence comme ça ! Mes parents se sont rencontrés sur l’île dans les années 90. J’ai toujours mesuré la chance de grandir aux Antilles. Depuis l’enfance, j’ai appris les richesses nées des différences. Je me définis véritablement comme caribéen. Issu de tous ces mélanges de cultures, de musiques, de parfums et de personnalités diverses. Je pense que de ce creuset est née ma passion pour le voyage, mon goût de découvrir l’autre.

J’ai grandi en Guadeloupe entre la mer et la montagne. La nature a toujours été mon terrain de jeu favori. J’ai passé toute mon enfance dEHor. Je tiens de mon grand-père une passion pour l’océan. De son vivant, il m’a fait découvrir la voile. Puis, le surf a été pour moi une véritable révélation. Grâce au surf et à l’escrime, j’ai eu la chance de voyager aux Antilles-Guyane. Dès mon plus jeune âge, j’ai pris goût avec mes amis sportifs à partir loin de ma maison et de mes parents.

Découvrir l’inconu, l’envie d’aventure, un voyage pour la musique s’improvise..

La curiosité est ce qui m’anime le plus dans la vie. C’est un élément clé pour le voyageur. Cette fougue de découvrir l’inconnu, de partir loin de ses repères et d’être prêt à embrasser la vie, peu importe la surprise qui nous attend. D’où l’importance pour moi d’aller visiter le monde, au- delà des Caraïbes.

En parallèle de mes études, j’ai enchaîné les petits boulots dans le seul objectif de pouvoir voyager. De barman à animateur, de réceptionniste à danseur en passant par mascotte, j’ai travaillé dans beaucoup de domaines pour financer mes voyages.

Une fois mes études terminées, j’ai concrétisé mon projet de partir un an autour du monde. Une grande étape était terminée et il était important pour moi de grandir dans tous les sens du terme ! Impossible d’imaginer tout ce qu’un voyage peut apporter sur le plan personnel. J’ai d’abord énormément travaillé avec cette idée simple et vivifiante que j’allais découvrir le monde pendant une année complète. Entièrement libre de mes choix et de mes envies.

J’ai deux passions, le voyage et la musique, et il était l’heure d’en vivre pleinement. J’en ai eu assez de rêver !

Leçons de vie

Le voyage pour la musique, nous fait sortir de notre bulle, de notre petit monde, de notre zone de confort.

Désert de Namibie, tombée de la nuit. Par chance, je viens de trouver un petit campement de Himbas. Ils m’acceptent gentiment pour passer la nuit à leurs côtés. Le lendemain, autour du feu, nous essayons de communiquer. Langage des signes et onomatopées de rigueur…

Heureusement, il existe un langage universel, celui de la musique et de la danse, qui va au-delà de toutes frontières et différences. Nous commençons donc à chanter, à jouer de la musique et à danser. J’ai avec moi un ukulélé basse. C’est la première fois que je vois les yeux d’un enfant autant s’illuminer au son de mon instrument ! J’ai ensuite droit à un défilé des femmes de la tribu avec tous leurs bijoux et pendentifs. Tous faits main. Je peux essayer de grands colliers composés de cordes et pierres locales aux significations uniques. La rencontre avec cette tribu, mais aussi avec d’autres personnes formidables en Afrique comme en Asie, m’a fait prendre conscience de la beauté que porte la simplicité. La vie simple, les choses simples ont une telle saveur… Le bonheur ne réside pas dans l’excès.

Voyager une année complète m’a permis de me libérer du temps. Le temps est une charge que l’on s’impose, un fardeau permanent dans nos vies chargées et sur-organi- sées. Cet affranchissement du temps est probablement ce qui m’a rendu le plus heureux. Être libre et sans obligations quelconques. Vivre les choses pleinement, peu importe le temps que cela prend.

Voyager seul est un moyen de forcer les rencontres et les découvertes. J’ai appris que lorsqu’on voyage seul, on ne l’est jamais réellement. Jamais pour très longtemps en tout cas. Apprécier les moments seul avec soi-même, comme les moments de partage, devient vite addictif.

En Guadeloupe, il est rare de ne pas réellement savoir où l’on va, de n’avoir aucune idée des gens que nous allons rencontrer dans tel ou tel lieu. L’inconnu, sous toutes ses formes, n’est pas forcément notre fort. Lorsque l’on part visiter d’autres pays ou d’autres îles, on est vite submergé par le nombre de découvertes. L’inconnu devient omniprésent. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de l’inconnu. C’est devenu mon terrain de jeu durant cette année de voyage. Ne pas savoir où aller, quand avec qui ? Peu importe. La vie avance ! Il nous suffit d’apprendre à accueillir l’inconnu comme un cadeau.

Tout au long de mon année de voyage pour la musique, j’ai sans cesse réalisé à quel point la vie était belle ! J’étais constamment en parfaite harmonie avec tout ce qui m’entourait. J’ai aussi pu expérimenter le phénomène d’attraction. On attire ce que l’on pense.

C’est aussi simple que cela.

En voyage, il convient donc de penser de façon positive, sans jugements ni paradigmes. L’univers vous le rendra !

Trop souvent la peur prend le dessus dans nos vies. On n’ose pas toujours aller vers les autres. Par appréhen- sion des différences, qui ne sont en fait que le reflet de nos pensées. Mais si l’on est capable de voir en l’autre le positif et la lumière qu’il dégage, la réciproque s’opère.

C’est avec cette philosophie que j’ai voyagé. Sans craintes, sans peur et sans problèmes.

Instagram : @toddart.jazz

Site web : www.todd-art-rivens.com

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