©Patrice Van Malder

« Nous habitons une terre qui a vu l’intégration de plusieurs populations : certaines, très anciennement, y ont fondé des communautés, d’autres y ont trouvé refuge, d’autres y ont cherché fortune, d’autres encore déportées de force », rappelle Simone Paulin. La chanteuse et comédienne, artiste aux multiples casquettes, souligne que sur cette « terre épuisée au cours des siècles par les horreurs de l’esclavage, de la colonisation, la surexploitation de son sol, la pauvreté, il est temps de neutraliser les forces destructrices, de nourrir et de valoriser ce terreau riche, riche de notre diversité, de réensemencer l’espoir, de renforcer les liens autour de ce qui nous unit, nous, habitants de Guadeloupe connectés au monde ! »

Le mouvement des Fourmis bleues Gwadlup rassemble des femmes de toutes générations, de toutes origines, qui se donnent pour mission de ramener la paix et l’harmonie lors des conflits sociaux. L’idée est d’occuper les espaces de conflits par une troupe de fourmis bleues composée de grands-mères accompagnées de jeunes et de femmes adultes. Utopique peut être mais existant et vivant !

Il y a vingt ans, Joby Bernabé slamait : « Passagers de terre promise, l’heure du départ est tout de suite, les fourmis bleues sont aux commandes du plus grand vaisseau de l’espoir… » Un titre, bientôt interprété par Simone Paulin, comme une prolongation de la poésie par l’action. 

Pour plus d’informations : Ludmillia Mangachoff 06 94 90 30 39 / Kareen Joachim 06 67 50 66 17